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Pensamentos Nómadas

Nomadic Thoughts - Pensées Nomades - Кочевые Мысли - الأفكار البدوية - 游牧理念

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Demi-vérités et inductions en erreur au service du mensonge manipulateur (Annexe), par Luís Garcia

 

Hyperliens montrant les preuves du terrorisme de l’opposition

 

« Opposants pacifiques »

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Diputado español deja en ridiculo a Julio Borges

 

Luís Garcia, 02.08.2017, Ribamar, Portugal

(Traduit par Claire Fighiera)

 

 
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Demi-vérités et inductions en erreur au service du mensonge manipulateur, par Luís Garcia

 

 

Désespoir médiatique 22

DESESPERO MEDIÁTICO - venezuela.jpg

 

Luís Garcia  POLITICA  en français 

 

 

En guise d’introduction

J’avais promis, la dernière fois où j’ai écrit un article dans ces colonnes, que je n’écrierais rien de ci-tôt, vu l’évidence infinie de la question, que corroborent des milliers de vidéos, photos, témoignages, documents légaux et littérature sur ce thème. Le Venezuela souffre depuis 2001, mais surtout depuis 2013, d’une très agressive et honteuse guerre gringa à différents niveaux, surtout de sabotage économique et de soutien au financement de terrorisme. Il n’y a pas d’espace dans cet article pour voyager dans le temps jusqu’à, par exemple le coup d’Etat de 2002 organisé par l’oligarchie aux mauvaises habitudes vassalo-coloniales de l’Empire de la Guerre (aka EUA). Ni le coup d’Etat, ni les innombrables thèmes de la plus haute importance pour comprendre le bullying impérial dont le Venezuela est victime. Si vous êtes intéressés à comprendre les antécédents historiques de cette agression sans fin, ouvrez, cher lecteur l’article de l’hyperlien ci-dessous dans lequel vous trouverez des liens pour (presque) tout ce qu’il faut savoir et ruminer avant de pouvoir se faire une opinion objective et valide sur les actions et réactions qui ont lieu au Venezuela depuis le début de la très positive période Chávez-Maduro.

 

Et pourtant, devant la descente infernale des médias nationaux dans ce puits sans fond de mensonges, imposture, manipulation, distorsion, mauvaise foi, cynisme et manque de scrupules qui amènent la majorité aliénée (de la réalité complexe du conflit Venezuela vs capitalisme belliqueux) à croire vrai ce qui est précisément le contraire de la vérité, devant l’énorme frustration de me trouver face à ce cauchemar de dystopie orwellienne qui a déjà dépassé de loin toutes les caractéristiques qui faisaient paraitre 1984 une lointaine et futuriste malédiction, on ne peut pas rester observer les bras croisés. Il est d’un profond mauvais-goût, le service que TOUS les médias portugais* de portée nationale réalisent dans le but de nous faire croire que la démocratie est la dictature, que voter est négatif, que tuer des gens par balle est un acte de manifestation pacifique, que des criminels détenus pour avoir tué ou fait tuer des êtres humains sont des prisonniers politiques, etc. et ainsi de suite !

 

*l’auteur est portugais

 

Trouvez les différences

  

Le désespoir médiatique du jour - Expresso

Je me suis demandé «j’écris ou je n’écris pas un article sur les élections de dimanche dernier au Venezuela » jusqu’à ce que, après avoir lu plusieurs déchets journalistiques portugais, je suis tombé sur ce méga-déchet Porque é surrealista a votação deste domingo na Venezuela (article en portugais : Pourquoi le vote de ce dimanche au Venezuela est surréaliste) et je me suis décidé pour le « j’écris ». Avant de le démonter point par point, je propose au lecteur d’en lire la totalité :

 

« Opposition mise à l’écart, pressions sur les fonctionnaires et les retraités et possibilité de voter deux fois. Voici le portrait des élections pour l’Assemblée Constituante vénézuélienne qui a eu lieu ce dimanche, élections marquées par des incidents dans les rues qui, pour l’instant, ont causé neuf morts.
Il y a quelque chose de magique dans ces élections vénézuéliennes qu’un Garcia Marquez aurait appréciées comme sujet d’écriture. De fait, dans le vote pour l’Assemblée Constituante, convoqué ce dimanche par le Président Nicolas Maduro, il n’y a qu’un choix possible, vu que l’opposition a refusé de participer. Le vote est électronique mais les machines ne sont pas programmées pour accepter le vote blanc. Et chaque électeur peut, en toute légalité, voter deux fois…
Ce vote insolite consiste, en plus de renforcer les pouvoirs de Maduro, qui a perdu les élections législatives de décembre 2015, à s’adonner à un bras de fer avec l’opposition qui, le 16 juin et avec la couverture de l’Assemblée Nationale, a organisé un referendum en marge du chavisme, auquel ont voté 7,1 millions de personnes (comparables à la votation aux élections législatives de 2015 : 7,7 millions pour l’opposition et 5,7 pour le chavisme).
Bien que réalisé dans des conditions précaires, le référendum opposant a bénéficié d’une participation qui sera inévitablement comparée à celle de ce dimanche. Le 17 juin, l’opposition, en plus d’installer des bureaux de votes dans tout le Venezuela, même dans les régions à majorité chaviste, a élargi le vote à la diaspora vénézuélienne, en promouvant le vote dans 559 villes de 101 pays, y-compris les principales capitales d’Europe et de toute l’Amérique Latine, mais aussi à Maputo (Mozambique) et Arequipa (Pérou).
A LA RECHERCHE DU POUVOIR PERDU
Maduro, qui est en minorité à l’assemblée nationale, voudrait la remplacer par une Assemblée Constituante qui aurait la possibilité de réviser, non seulement la loi fondamentale (datant de 1999 du temps de Hugo Chávez), mais aussi le fonctionnement de toutes les institutions et de l’économie du pays. « Ce sera le grand pouvoir dont nous avons besoin pour mettre le Venezuela en ordre. Nous avons besoin d’un pouvoir au-dessus de ceux qui sabote le développement du pays » et ce suffrage, a garanti le président, « sera direct, universel et secret ». Ah bon ?
LES PARTIS NE SONT PAS ADMIS… S’ILS SONT DE L’OPPOSITION.
La nouvelle assemblée élue ce dimanche comprend 545 membres qui devront entrer en fonction le 2 août, remplaçant les députés élus aux législatives de décembre 2015. La durée de leur mandat est indéfinie. Seulement 6120 des 50 000 candidats ont été acceptés, parce que les règles fixées par Maduro et appliquées par la commission électorale ont interdit les candidats liés à des partis. En attentant les éléments du PSUV (parti au pouvoir) ne manquent pas, comme le député Diosdado Adan Chávez, frère du défunt Hugo Chávez.
DE DROLES D’ELECTIONS
Des 545 éléments référés, 364 représentaient des municipalités, à raison d’un élu de chaque, à l’exception des capitales des états fédéraux qui en élisent deux, indépendamment de leur population. 173 représentent les « organisations sociales » (salariés, étudiants, retraités, handicapés, chefs d’entreprise, etc.) et huit représentent les communautés indigènes. Dans ce système, revêtu de corporatisme, chaque électeur peut voter deux fois : une fois pour son cercle électoral (municipalité) et l’autre pour la corporation à laquelle il appartient…
Le vote sera électronique mais les machines ne sont pas programmées pour accepter le vote blanc. Et autour des tables de vote, des représentants des dites corporations prennent note de qui a voté et qui n’a pas voté, ce qui peut impliquer des représailles  sur des fonctionnaires publiques, des personnes dépendantes de la distribution d’aide alimentaire d’Etat, etc.
L’OPPOSITION BOYCOTTE DLES ELECTIONS
Devant tout cela l’opposition déclare que les conditions démocratiques minimum ne sont pas réunies et a appelé au boycott, marqué par des incidents qui ont fait neuf morts. L’opposition rappelle aussi que la convocation d’élections constituantes – que sont objectivement celles-ci – devrait être précédée par un referendum, ce qui n’a pas été le cas. Du reste, les élections municipales de cette année ne se sont même pas réalisées, entre autre parce que le gouvernement a conscience qu’il est devenu minoritaire dans l’électorat national. S’il le peut, Maduro aussi essaiera de remettre les élections présidentielles à l’année prochaine… »

RUI CARDOSO, Expresso, 30.07.2017 à 22h20

Accroche

Commençons la déconstruction par le début, par l’accroche de l’article. Non, l’opposition n’a pas été mise à l’écart, l’opposition s’est mise à l’écart, ou plus précisément, elle s’est auto-exclue d’une élection démocratique conforme à la constitution du pays parce que, comme toujours, et parce qu’elle craint la défaite aux urnes, elle préfère l’appel illégal à la violence au détriment d’actions électorales. Rumeurs de pressions sur les fonctionnaires, comme ce sont des accusations extraordinaires, elles requièrent des preuves tout aussi extraordinaires. Etant donné que les preuves des soi-disant pressions se résument pour l’instant à zéro, il n’y a pas à discuter. Quant au fait de voter 2 fois, oui sous l’aspect de demi-vérité manipulatrice, mais nous y reviendrons. Des incidents dans la rue oui, de l’opposition criminelle, et non, ce ne sont pas des incidents, vu que des attentats à la bombe et des policiers et citoyens pro-gouvernementaux morts par balle ne sont pas des incidents, ce sont des actes de terrorisme ou des crimes d’une très grande gravité. Tuer des candidats est un crime, brûler des maisons de candidats est un crime, brûler des salles et du matériel électoral est un crime, saboter des élections est un crime. Mais des « incidents », sérieusement ? Mais nous y reviendrons aussi.

 

1er paragraphe

On se serait passé des allusions niaises et absurdes au réalisme magique d’un Garcia Márquez (« Marquéz » avec un accent sur le « a » et pas « Marquez » comme l’a écrit l’auteur, qui ne vérifie pas les faits) qui sans-doute aurait dit l’exact opposé de ce qui a été dit dans cet article de Expresso, mais enfin, respectons la liberté d’expression de ce monsieur et ne soyons pas médisant. Maintenant, affirmer qu’il n’y avait qu’une seule option de vote est purement mensonger. D’ailleurs, la preuve qu’il ment éhontément vient un peu plus bas dans le même texte, lorsque le journaliste nous dit qu’il y avait 6120 candidats pour 545 places, c’est-à dire, pas 1 mais une moyenne de 11,2 choix possibles. A suivre d’autres auto-démentis. Si le journaliste affirme que « l’opposition a refusé de participer », alors, par suite logique, on conclut que, même si il n’y avait eu qu’un seule « choix possible », une telle pénurie serait due à l’auto-exclusion de l’opposition à laquelle il se réfère et pas au supposé caractère « dictatorial » du gouvernement.

 

Maintenant on rentre dans le vif du sujet. « Chaque électeur peut, en toute légalité, voter deux fois ».Oui, il pouvait, mais il faut faire attention aux points de suspension machiavéliques qui ont été placés de façon mal intentionné là où devrait se trouver la clarification de cette demi-vérité induisant exprès le lecteur en erreur et qui peut-être commenterait : « ha, quelle honte, ce voyou de Maduro est bien un diable de dictateur qui laisse ses supporters faire ce qu’ils veulent ». Et voilà, mission accomplie. Mais non, tout cela est une ineptie parfaitement et facilement destructible. Oui, on pouvait voter 2 fois, mais pas pour le même candidat, information fondamentale intentionnellement omise. On pouvait bien voter zéro fois (il suffisait de rester tranquille à la maison), une fois pour le candidat préféré de sa municipalité, une fois pour son candidat préféré de sa catégorie sociale (retraité, étudiant, etc.) ou voter pour les 2, et oui, chaque citoyen peut choisir 2 représentants pour l’assemblée constituante. Et alors ? Quand je vote pour des élections législatives au Portugal je ne vote pas pour un seul candidat mais bien pour plusieurs dont la quantité dépend du poids démographique du district dans lequel je suis inscrit. Et après ? On vote pour 2 représentants mais, bien-sûr, en votant seulement une fois pour chaque candidat. Qu’y a-t-il d’étonnant à ça ? Quant au contenu de ce 1er paragraphe ce ne sont rien de plus que des demi-vérités et des inductions en erreur grossières au service du mensonge, de la tromperie et de la manipulation, pour que le lecteur final comprenne le contraire de ce qui s’est passé de fait !

 

2ème paragraphe

Dire que le « vote insolite » renforce les pouvoirs de quelqu’un est une parfaite ineptie en plus d’un futile exercice de futurologie sur des évènements hautement improbables. Le vote pour des élections constituantes sert à choisir de manière démocratique, et en accord avec la constitution vénézuélienne légitime, les représentants (du peuple vénézuélien) qui les représenteront (on ne peut rien débattre à 32 millions de personnes et c’est pourquoi même au Portugal le système politique est qualifié de « représentatif ») lors du processus de révision constitutionnel qui prendra des mois à être débattu. Après la discussion et la création du projet d’une nouvelle constitution, celle-ci devra encore être approuvée  à majorité qualifiée dans un référendum populaire, au contraire du processus beaucoup moins démocratique de révision constitutionnelle portugais. Donc, est-ce qu’un candidat pro-Maduro pourrait proposer une altération  de la constitution qui rende possible à Maduro de siéger à la présidence jusqu’à sa mort ? Oui, il pourrait, mais il serait très probable que cela ne passe même pas la première phase des discussions. Ensuite, même si cette proposition passait et entrait dans le projet final de nouvelle constitution, celle-ci devrait encore être approuvée par référendum comme je le disais à l’instant. En plus, rappelons qu’en décembre 2007 la proposition de révision constitutionnelle soutenue par Chávez proposait d’en finir avec la limite de 2 mandats présidentiels par personne, altération qui aurait permis à Chávez de se porter candidat chaque fois qu’il le voulait (se porter candidat et se soumettre au vote démocratique, ne pas confondre avec les conneries de dictature par décret) à la présidence de la république. Et que s’est-il passé ? La proposition a été refusée par referendum et Chávez a respecté, bien-sûr, la volonté populaire démocratiquement exercée !

 

« S’adonner à un bras de fer avec l’opposition » non plus puisque, d’abord, l’élection constituante pour la possible révision constitutionnelle est pour tous les citoyens et n’a rien à voir avec les partis. Deuxièmement, parce qu’il est objectivement stupide de comparer une élection constitutionnelle normale et à laquelle tout le monde peut participer, soit comme candidat soit comme électeur, avec une mascarade illégitime organisée et convoquée par un parti de l’opposition. Oui oui, une mascarade, c’est bien ça, ce qu’ils ont fait est objectivement inepte, ce qu’ils ont fait il y a deux semaines est techniquement inepte. Pourquoi ? Aïe, allons-y par section, et seulement quelques-unes, puisque les sections ineptes de l’ineptie sont bien trop nombreuses :

  1. Cette farce d’élection n’a pas été organisée par ceux qui ont le droit légal de le faire. L’opposition n’a aucun droit de convoquer des élections ! Où a-t-on déjà vu ça, mais où, au Portugal, aux EUA, en France ? Dites-mois où ? Seulement au Venezuela, où tout est permis au nom de la paix sociale, et malgré ça on accuse le gouvernement démocratique et tolérant d’être un « régime totalitaire » ;
  2. Cette farce d’élections n’a pas été organisée par le seul organe compétent qui, selon la constitution, peut le faire, et qui est la Commission Nationale Electorale (CNE), comme cela se passe dans tous les systèmes démocratiques connus, Portugal inclus ;
  3. La CNE n’étant pas présente, personne ne peut, légalement ni même fonctionnellement, vérifier s’il y a eu ou non, par exemple, des gens qui auraient voté 2 fois (ici oui) ou 3 ou 7 comme cela a été démontré par plusieurs images et vidéos. Et les exemples de ce qui peut mal se passer lors de votes non organisés par des organes compétents sont innombrables, mieux vaut passer à autre chose.
  4. Le résultat de cette farce d’élections a été un double non-résultat. D’abord parce que seul le numéro objectivement pas du tout fiable de 7,1 millions de votants a été reporté, mais pas le pourcentage de qui a voté pour quoi ! Rien, on saura juste que 7,1 millions ont a priori voté pour quelque chose. Ensuite parce que non seulement les bulletins votes de cette farce n’ont pas été comptés mais aussi parce qu’ils ont été brûlés dans les rues, et des gens ont filmés ça, tout contents, tout en entonnant de risibles cantiques avec des allusions à la « démocratie ». Et pire, ils partagent ensuite ces vidéos sur les réseaux sociaux pour que personne n’aie plus le moindre doute que, de fait, l’opposition a brûlé les votes non comptés de cette farce d’élections ! Même Orwell ou Huxley ne l’avaient pas imaginé!
  5. Aucun observateur international accrédité n’a pris part à ces ineptes et illégitimes élections. Ah, après c’est Maduro démocratiquement élu qui est un « dictateur », bien-sûr ! Elu par un vote dont le déroulement a été observé par des dizaines d’organisations, dont une bonne partie provenant des EUA et de l’Union Européenne, lesquels ont détecté zéro problème au cours du vote. Même le Carter Center d’un ex-président des EUA a participé comme observateur international à ces élections de 2012 !
  6. Pour cette farce on pouvait, par exemple voter dans une clinique dentaire de l’Algarve ou dans un Starbucks à Prague en République Tchèque et dans plusieurs centaines d’autres lieux insolites sur toute cette planète. Oui je sais que ça en a l’air mais ça n’est pas une blague que je suis en train de vous faire, et les preuves arrivent. D’ailleurs la liste de ces lieux anecdotiques est immense je vous invite à constater de vos propres yeux que c’était possible, par exemple voter au Erasmus Bar, rue José Falcão, N.4, Porto, Portugal ! Il y a (avait) deux sources, le site officiel de la coalition de l’opposition MUD qui avait justement convoqué cette farce et un compte Facebook d’un membre du MUD. Comme on ne cache rien lorsqu’on n’a rien à se reprocher, les pages internet qui servaient de preuve à cette ineptie ont été supprimées, et les deux sources auxquelles je me référais ne sont plus disponibles comme vous pouvez le constater ici et ici. Et oui, ces gens cachent ce qu’ils ont fait, puisqu’ils savent bien que ce qu’ils ont fait n’a pas de sens, et pourtant ils sont extrêmement amateurs et ont oublié qu’il existe quelque chose qui s’appelle cache web, outil avec lequel on peut accéder au contenu  passé de pages qui ont été éliminées entre-temps. Donc, des deux éliminées, je peux heureusement vous montrer le contenu existant d’il y a deux semaines : cliquez ici.
  7. Les 3 questions de ce plébiscite stupide, et sans prendre en compte le fait que celui-ci ne soit d’aucune sorte valide, proposent des actions inconstitutionnelles et qui représentent des crimes devant la loi du pays dans le cas où elles seraient réalisées. Lisez donc cher lecteur, ce que dit le bulletin ci-dessous, avant de continuer avec l’explication :

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    Analysons les 3 questions. La première, « refusez et reniez-vous la réalisation d’une constituante proposée par Maduro sans l’approbation préalable du peuple vénézuélien ? » cette approbation préalable n’est pas requise et, bien pire, ça n’a pas de sens de convoquer un vote illégitime pour demander au peuple s’il veut voter ou non pour une assemblée constituante. Ce qui serait sensé serait que l’opposition (soi-disant majoritaire) vote pour ses candidats à l’assemblée constituante, lesquels a posteriori ne proposeront aucun changement à la constitution et que, enfin, la supposée majorité adversaire ratifie par référendum la volonté de ne rien changer dans la constitution ! Simple, démocratique et efficace. Qui ne doit rien ne craint rien et qui détient (supposément) la majorité ne devrait pas craindre des élections démocratiques.
    Deuxième, « exigez à l’armée nationale et à tous les fonctionnaires de l’Etat d’obéir et de défendre la constitution de 1999 et de soutenir les décisions de l’Assemblée Nationale [parlement] ».  Alors, cette exigence est stupide puisque les personnes en questions y répondent déjà. Soutenir les décisions de l’Assemblée Nationale (dont la majorité est de l’opposition, preuve évidente qu’au Venezuela la démocratie est appliquée), ça non, si ils se réfèrent à l’exigence illégitime et illégale que Maduro démissionne avant la fin de son mandat contre sa volonté, tout comme la décision illégale et inconstitutionnelle d’essayer de former un « gouvernement parallèle ». Une telle décision, oui, serait un exemple scandaleux de désobéissance  et d’attaque à la constitution de 1999 et mériterait une totale condamnation de la part des forces armées et des fonctionnaires de l’état ! Et non le contraire !
    Troisième, « vous approuvez la rénovation des pouvoirs publiques en accord avec la constitution et la réalisation d’élections libres et transparentes, ainsi que la formation d’un Gouvernement d’Union Nationale pour restituer l’ordre constitutionnel ». Ah, tant de demi-affirmations ! Il n’y a à approuver aucune rénovation, il suffit d’attendre les élections présidentielles l’année prochaine (2018) et voter. Non, la constitution ne mentionne pas que le peuple vote dans des plébiscites illégitimes qui se terminent en brasier de votes de manière à avancer des élections ! Des élections libres et transparentes oui, elles vont avoir lieu en 2018 pour la présidence de la république, il suffit d’attendre quelques mois. Non mais quelle formation de « Gouvernement d’Union Nationale », synonyme flagrant de dictature carmonienne par décret comme celle qui est arrivée pendant le coup d’Etat raté de 2002 contre Hugo Chávez. On ne peut pas oublier que les personnes qui organisent ce plébiscite illégitime dans lequel ils demandent la création d’un Gouvernement d’Union Nationale, sont exactement les mêmes qui, de manière directe et indirecte ont participé au coup d’Etat inconstitutionnel et qui le matin suivant, sans demander quoi que ce soit au peuple vénézuélien, avaient déjà altéré 49 articles de la constitution du pays ! Pour ceux qui n’ont aucune notion de ce sujet, je leur conseille de s’informer au moins avec les hyperliens suivants : Abril golpe adentro (espagnol), La guerre contre la démocratie (français), La révolution ne sera pas télévisée (français), Puente Llaguno, claves de un massacre (espagnol), et Asedio a una Embajada (espagnol). Je rappellerai encore que ce même Leopoldo López à nouveau arrêté, est la même personne qui a affirmé que  « nous n’attendrons pas 6 and pour qu’il se produise un changement au Venezuela », en conséquence de la défaite électorale de 2012. Si vous ne croyez pas que Leopoldo Lopez aie proféré de telles paroles barbares, écoutez-le ici. Si vous l’avez entendu, dites-moi comment on peut défendre quelqu’un qui renie de façon scandaleuse la décision populaire ! Apparemment RTP** le peut et le fait, au point de qualifier ce criminel terroriste poseur de bombe de « prisonnier politique ».

    **Radio Televisão Portuguesa

  8. Et pour en finir avec cette liste déjà longue, je ne peux pas ne pas rappeler les mots que Freddy Guevara (membre de l’opposition MUD) a prononcés en 2014 : la proposition de la possibilité de convoquer une élection constituante  (oui, c’est bien ça, une élection comme celle d’avant-hier critiquée par l’article de Expresso) dans un contexte considéré (erronément par lui) comme étant propice à l’organisation du dit évènement. La preuve qu’il avait tort se produit lorsque lui-même abandonne l’idée. Il doit alors avoir pris conscience de la nécessité (irréalisable) d’avoir le soutien de 2/3 des votants pour que puisse être approuvée sa vision dictatoriale de la concentration de pouvoirs que vous pouvez lire dans l’image ci-dessous. Bien-sûr des idées de cinglé ne passeraient jamais en référendum de ratification de nouvelle constitution ! Seule l’ignorance de la loi et l’effusion post-victoire des élections de 2015 à l’Assemblée Nationale où la victoire s’obtient sans majorité qualifiée pourront avoir amené ce monsieur à proférer des paroles aussi barbares. D’ailleurs, vous avez remarqué comme cette « dictature » vénézuélienne est étrange, quand l’opposition gagne des élections démocratiques pour l’Assemblée Nationale et que le « dictateur » de service respecte le choix démocratique du peuple ! Voici l’image promise :


    m.jpg

     

En réponse aux numéros présentés dans le paragraphe en analyse, j’aimerais ajouter des numéros bien plus pertinents. Oui, même s’il était possible de prouver que la farce du 16 juillet avait reçu 7,1 millions de votes qui n’ont pas été ni ne pourront être comptés puisqu’ils ont été brûlés, même si l’on considère que tous les votants aient coché les cases disant oui aux 3 appels inconstitutionnels, même dans ce cas, 7,1 millions de votes dans un pays dont la population est de 32 millions dont 19,5 sont en âge de voter, les soi-disant votants anti-Maduro ne représentent pas « une claire majorité d’opposant mécontents du travail de Maduro » comme j’ai pu l’entendre en direct de la bouche d’un analyste politique de RTP** il y a quelques jours. Pourquoi ? Parce que 7,1 est moins de la moitié de 19,5, voyons !

 

 

3ème paragraphe

Non, les conditions de cette farce de plébiscite convoqué par l’opposition le 16 juillet n’ont pas été « précaires », comme on vient de le démontrer, mais bien ineptes, j’insiste. Notons que dans le 2ème paragraphe le journaliste de l’Expresso se référait comme il fallait au « 16 juillet ». Maintenant dans ce paragraphe il se réfère tristement au « 17 juillet ». Je laisse le lecteur tirer lui-même les conclusions sur le sérieux de ce travail journalistique. Et non, Mr Rui Cardoso, dites-moi ce que vous voudrez sur la farce des élections de l’opposition du 16 juillet et ce que vous voulez sur les élections constituantes légitimes du 30 juillet convoquées par les organes compétents pour ce faire, très bien, mais par pitié ne comparez pas une bêtise infantile avec la légitimité et la légalité constitutionnelle, autrement je veux aussi vous voir défendre les élections constituantes portugaises que je vais organiser la semaine prochaine ici dans mon grenier avec les gars de mon quartier contre celles qui sont normalement organisées par notre commission électorale nationale !

 

4ème paragraphe

« Maduro, qui est en minorité à l’assemblée nationale, voudrait la remplacer par une Assemblée Constituante » ! Aïe, mais où donc ce monsieur est-il allé chercher une telle grossièreté ? Maduro n’est pas en minorité à l’Assemblée Nationale, c’est le parti dont Maduro est membre qui se trouve dans cette situation. Maduro est le président élu, et exerce comme tel la gouvernance du pouvoir exécutif, alors que l’Assemblée nationale exerce le pouvoir législatif. Ce monsieur écrit dans un journal destiné à la riche élite de droite du pays, néanmoins il ne maîtrise même pas les concepts politiques les plus élémentaires nécessaires à l’analyse du sujet ! Quel dommage ! C’est pourquoi il mélange des concepts qui n’ont rien à voir les uns avec les autres, puisque l’Assemblée Constituante est un organe temporaire et prévu par la constitution et qui a pour fonction de réaliser des changements dans la constitution. L’Assemblée Nationale, bien qu’elle contienne un mot identique, est le nom du parlement vénézuélien élu pour une période temps déterminée à la fin de laquelle se réaliseront de nouvelles élections desquelles résultera la formation d’une Nouvelle Assemblée Nationale pour la même période (comme au Portugal). Donc il n’y a pas de substitution de quoi que ce soit, pas plus qu’il pourrait y en avoir, et Maduro n’a jamais rien proposé d’aussi brutal, ni ne pourrait le faire s’il le souhaitait ! Nous voici dans un chapitre de divagations imbéciles !

 

Oui, le processus de révision constitutionnelle sert justement à ça, à revoir la Constitution ou, comme le dit ce monsieur, « la loi fondamentale ». Non, Maduro n’a pas remplacé des choses incompatibles ! Le gouvernement légitime et démocratiquement élu  a convoqué, en accord avec ce que prévoit la constitution en vigueur, une révision constitutionnelle. Oui, à la limite, au cas où les membres de l’Assemblée Constituante démocratiquement élus le 30 juillet le proposaient, une proposition d’altération du « fonctionnement de toutes les institutions et de l’économie de pays » mais, d’abord Maduro n’a pas la compétence pour le faire puisque cette compétence est entre les mains des 545 membres de l’assemblée constituante et, ensuite, quoi qui puisse apparaître dans la proposition finale de révision constitutionnelle, cela ne peut entrer en vigueur  sans au préalable passer par un référendum et être approuvé à la majorité qualifiée des votes des vénézuéliens. Donc, plus les propositions de révisions seront extraordinaires, et moindre sera la possibilité pour celles-ci d’être acceptées par le peuple dans un tel referendum. En plus, si les 2/3 du peuple l’approuvent (comme l’exige la constitution), quel problème voit ce monsieur (portugais) dans l’acte d’approbation d’une nouvelle constitution du Venezuela par le choix populaire des vénézuéliens ? Qui-donc au final, présente ici un comportement de dictateur, Maduro ou le journaliste de l’Expresso?

 

Journaliste qui ensuite nous offre des citations de Maduro pour essayer de le faire passer pour un dictateur, mais ça ne prend pas ! Oui le Venezuela a besoin d’ordre pour que cessent les attentats à la bombe, les policiers morts par balle, le lynchage de citoyens pro-gouvernementaux, le chantage à la mort ou à la destruction des commerçants qui ont le droit de refuser de participer au « grèves générales » auxquelles presque personne ne participe, etc., et il serait donc sensé d’interdire aux vénézuéliens  de manifester face cachée. Manifester oui mais à face découverte  pour que, lorsque quelqu’un a l’idée de lancer une roquette ou d’abattre un passant par balle, on puisse voir ou filmer le visage du criminel qui, même s’il s’enfuit dans la foule d’opposants terroristes, il puisse ultérieurement être arrêté et être jugé. C’est juste une idée d’altération à proposer dans la révision constitutionnelle. Il convient de rappeler que toutes les propositions doivent être approuvées et enfin ratifiées par le peuple par le bien d’un referendum. Une autre proposition très intéressante, est celle de la citation du 4ème paragraphe, celle d’en finir avec l’immunité des députés, de manière à ce que tous puissent être jugés pour les crimes qu’ils commettent entretemps. Oui, tous, pas comme ce que j’ai lu il y a plusieurs jours dans un article de RTP** où il était affirmé que Maduro prétendait retirer l’immunité aux députés de l’opposition ! Imaginez ! Dans un pays dans lequel l’opposition en pleine assemblée appelle au crime économique, à l’assassinat, à la destruction et au sabotage, de telles mesures seraient salutaires, dans le cas où elles passeraient les différentes étapes de révision constitutionnelle. Moi, à l’inverse du journaliste de RTP qui délire, j’aimerais vraiment que de telles mesures soient approuvées au Portugal ! Oui, finissons-en avec l’immunité de ces gens, et le plus tôt possible ! Ah, non, c’est vrai, pas moyen, puisque ceux qui révisent les constitutions au Portugal sont les députés en question eux-mêmes ! Ahahahah, laissez-moi rire !

 

Mais je sais ce que ce monsieur voulait sous-entendre de façon malintentionnée. Durant la révision constitutionnelle le pouvoir législatif est suspendu (Assemblée Nationale au Venezuela, Parlement au Portugal) puisque ça n’a pas de sens de produire des lois d’après les principes d’une loi fondamentale (constitution) qui se trouve en processus de révision au même moment. Sachant qu’il est possible d’arrêter temporairement les travaux législatifs de manière légale et constitutionnelle (l’exemple donné à l’instant), le gouvernement présidé par Maduro a décidé de convoquer la révision constitutionnelle en question. Mes félicitations à Mr Maduro et à ses collègues pour avoir opté pour un mécanisme légal et pacifique comme outil pragmatique de tentative de gel temporaire de l’ingérence et du terrorisme de l’opposition. J’aurais compris, si monsieur Rui Cardoso avait expliqué ce que je viens d’expliquer, et continue à critiquer la décision pragmatique ou machiavélique du gouvernement de Maduro, pour à la fin en analyser le pourquoi. Mais rien. Le pourquoi est la guerre économique, le sabotage économique, l’ingérence internationale et le terrorisme des « opposants pacifiques » soutenus par les EUA et l’EU. A mon avis, les criminels pourquois sont plus que suffisants et violents pour recevoir une réponse légale et pacifique de la part du gouvernement, comme c’est le cas de la révision constitutionnelle convoquée. Ce monsieur Rui Cardoso ne critique pas la destruction de tonnes de nourriture, l’hyperinflation appliquée artificiellement par le secteur privé, les attentats à la bombe, la mort de dizaines de civils neutres ou pro-gouvernementaux, la mort de policiers, la destruction d’universités, de lignes de métro, de bus, l’invasion d’édifices publiques, les lynchages dans les rues, etc. Très bien, vous avez le droit de fermer les yeux et ne rien critiquer de tout cela, mais ensuite, s’il vous plait, ne critiquez pas ceux qui, de manière légale et pacifique essaient de réduire le niveau de terrorisme, criminalité et sabotage imposé au Venezuela !

 

La troisième citation du 4ème  paragraphe est une divagation (se référant au vote du 30 juillet passé) à faire perdre toute espérance en l’espèce humaine « sera direct, universel et secret ». Ah bon ? C’est simple, il suffit de voir ce qui s’est passé ! Oui, il était direct, universel et secret, au contraire des petits votes brûlés de l’ineptie illégitime du 16 juillet. Ce dernier n’était ni direct ni universel, peut-être secret pour toujours, vu que l’opposition a brûlé les votes, héhé, et pourtant, on ne peut pas supporter mal intentionnellement ce qu’on veut sur un processus légal et constitutionnel après avoir fait l’éloge d’une ineptie qui n’a pas de nom ! Cohérence ? Mais qu’est-ce donc ?

 

5ème paragraphe

Oui, les partis de l’opposition n’ont pas proposé de membres pour les élections de l’assemblée puisque, comme l’a déjà affirmé Rui Cardoso, ils n’ont pas voulu participer ! Chacun sa vie ! Et, ceux qui par peur de perdre une élection démocratique, préfèrent bouder et ne pas y participer, n’ont pas le droit de se plaindre du manque de membres de partis de l’opposition à l’Assemblée Constituante ! Mais est-ce que ce Rui Cardoso a la moindre idée qu’il se contredit encore et encore dans ce qu’il écrit ?

 

S’étonner de la durée indéterminée de l’assemblée constituante est comme s’étonner de la durée indéterminée de la vie de quelqu’un. Non, on ne peut pas le déterminer. Quand toutes les propositions de révision auront été présentées et discutées, on arrivera à la fin de l’assemblée constituante. Oui c’est ça, et alors ? Quelle blague !

 

« Seuls 6 120 des 50 000 candidats ont été acceptés, et c’est parce  que les règles fixées par Maduro et appliquées par la commission électorale interdisent les candidats liés à des partis. Cependant les éléments du PSUV (parti au pouvoir) ne manquent pas » ! Hé, est-ce que c’est du mensonge ou de la manipulation de demi-vérités ? Les deux, comme nous allons le voir. Oui, dans les 50 000 propositions, seulement 6 120 ont rempli les conditions nécessaires pour se présenter comme membre de l’assemblée constituante. Mais pourquoi ? Parce que comme cette élection ne s’organise pas en fonction de partis mais d’individus, pour pouvoir être candidat il faut d’abord recueillir le minimum de signatures requises par la loi. Même chose au Portugal pour le processus de pré-candidature à la présidence du pays, quelle surprise ! Non, Maduro n’a fixé aucune règle, et ceux qui l’affirment mentent éhontément. C’est la Commission Nationale des Elections qui fixe les règles électorales (et non « commission électorale » comme l’a erronément écrit le journaliste) en accord avec ce que dit la constitution et la CNE les avait déjà créé bien avant que Maduro ne devienne président du Venezuela. Ca n’était pas la peine de mentir sur des faits si facilement verifiable, voyons !

 

Non, personne n’a interdit les candidats liés à des partis. Les élections ne sont pas réalisées par parti mais bien par individus. Néanmoins les individus peuvent se porter candidats en tant que personne, bien qu’ils appartiennent à un parti ! Tout comme au Portugal, pour les élections présidentielles on présente des candidatures personnelles et non de parti, sans pour autant interdire à cette personne d’avoir des convictions politiques déterminées  ou une appartenance à un parti politique déterminé. Ça c’est de la pure digression pour induire les gens en erreur ! Imaginez cher lecteur qu’un journaliste vénézuélien écrive la même chose au sujet des élections présidentielles  portugaises, avec le même objectif d’induire les lecteurs de son pays en erreur en dénigrant les institutions démocratiques de notre pays, vous trouveriez ça marrant ?

 

Et donc oui, des gens affectés au parti du gouvernement se sont portés candidats pour être membre de l’assemblée constituante, quelle surprise ! Et oui, dans la coalition du parti de l’opposition (MUD) il n’y a pas eu de candidats (dont j’aie eu connaissance). Pourquoi ? Parce que, comme l’a très bien dit ce monsieur au début de son article, l’opposition a décidé de ne pas participer ! Quelle incohérence ! J’insiste cher lecteur, les partis ne pouvaient pas participer mais les membres de partis le pouvaient, ce qui n’est pas du tout la même chose ! Et ce monsieur Rui Cardoso, dans le même article, a réussi, figurez-vous, à affirmer que l’opposition a décidé de ne pas participer parce que les conditions ne lui plaisaient pas et, en même temps, à affirmer que l’opposition n’a pas participé parce que Maduro ne l’y a pas autorisé. Où en est-on ?

 

Ah, Adán Chávez  (et pas « Adan Chavez » comme l’écrit le journaliste), un frère du défunt Hugo Chávez s’est aussi présenté ? Oui d’accord, et alors? Laissez-moi rire ! Bush père a été président des EUA, Bush fils aussi, et alors? Bill Clinton a été président des EUA, Hillary Clinton a été candidate et battue, et alors ? Oui, laissez-moi rire, je ne sais même pas quoi dire de cet infra-sophisme !

 

6ème paragraphe

« De drôles d’élections » oui, je suis d’accord. C’est étrange pour nous, portugais d’observer les caractéristiques exceptionnellement démocratiques de cette élection. Je ne peux que déplorer que nous n’ayons pas droit à la même qualité démocratique ici dans ce petit coin lusitanien.

 

Ce monsieur qui au début, et de manière intentionnellement manipulatrice, avait écrit « voter deux fois » suivi de points de suspension, maintenant, dans un autre contexte, vend la mèche sans le vouloir et explique enfin d’où venait le « voter deux fois ». Deux fois pour des candidats différents, oui !

 

Je sais que c’est subjectif, mais pour moi la possibilité de voter pour 2 candidats de 2 thèmes différents est vraiment positif et intéressant. D’abord on peut voter pour le candidat favori lié à sa municipalité qui, par exemple, se chargera des questions d’organisation territoriale ou de modernisation de la bureaucratie des mairies. On peut également voter pour le candidat favori du groupe social dans lequel on s’insère spécifiquement et qui, dans le cas des retraités, se battra pour les réformes qui auront pour objectif d’améliorer la législation qui a trait à l’âge de la retraite, les réductions sociales ou la valeur des retraites. Où se trouve le problème dans ce système ?

 

Et bravo, mille fois bravo à ce très démocratique Venezuela ! Au contraire du Brésil où encore aujourd’hui les indigènes sont violés, torturés, mutilés, vendus, asservis et assassinés en toute impunité, en République Bolivarienne du Venezuela où la loi fondamental est l’enviable constitution de 1999, les indigènes ont le droit de faire entendre leur voix ! Oui, ils en ont le droit, et par celui-là ils peuvent présenter 8 membres par assemblée constituante choisis non par vote démocratique secret mais comme ils le veulent, d’après les principes de régulation de leurs société bien différents de ceux du Venezuela urbain occidentalisé ! Bravo, bravo, bravo, un million de fois bravo ! Dommage que l’épandeur de haine et fonctionnaire de l’Expresso préfère inventer et induire les gens en erreur, au lieu de valoriser ces exemples d’honnêteté et d’empathie politique ! Ça me rappelle le droit de la communauté juive en Iran d’être représenté par un député au parlement iranien, bien que le pourcentage populationnel de la minuscule minorité juive ne leur permette jamais d’obtenir ce député par élection directe. Enfin, ce sont des détails qui n’intéressent pas la machine de propagande occidentale qui s’alimente de l’ignorance et de la crédulité !

 

Après, oui, une « corporation » se définit par « un ensemble de personnes avec des affinités, professionnelles ou idéologiques, qui s’unissent ou s’organisent en vue d’intérêts communs » d’après le dictionnaire. Et quel est le problème ? Aucun, à part la mauvaise volonté et le délire du journaliste autour du concept de « corporatisme », tout comme son insistance manipulatrice à parler de  « voter deux fois » quand en réalité, ce qu’on pouvait faire était de voter 1 fois pour chacun des 2 types de représentants.  L’expression de « voter deux fois » exprime la volonté implicite de faire croire au lecteur qu’un vénézuélien pro-Maduro pourrait voter double pour un candidat pro-Maduro, ce qui est objectivement faux !

 

7ème paragraphe

« Le vote est électronique mais les machines ne sont pas programmées pour accepter le vote blanc ». Oui, le vote était électronique. Non, ce n’est pas vrai que les machines n’étaient pas programmées pour accepter le vote blanc. Pour le confirmer, il suffit de lire, par exemple, cet article d’un média de l’opposition dans lequel on enseigne et on incite le lecteur à utiliser 1 des 2 manières de voter blanc !

 

Non, il n’y avait de représentant d’aucune « corporation » qui ne faisait rien « autour des tables de vote ». Il y avait, ça oui, des représentants de la CNE qui faisaient le travail pour lequel ils sont légalement crédités. Quel travail ? S’assurer que, justement, personne ne vote deux fois, ou plus. Au Portugal, quand je vote, on « prend note » de mon nom dans la liste des personnes qui ont déjà voté, de manière à éviter les fraudes électorales. Au Venezuela, quand la même chose se produit, et bien monsieur Rui Cardoso conclue sans aucun fondement (et donc invalidement) que les annotations dont on parle impliquent des « représailles sur des fonctionnaires publiques, des personnes qui dépendent de la distribution d’aide alimentaire de l’état, etc. ». Prouvez que c’est le cas au Venezuela. Prouvez que ce n’est pas le cas au Portugal. Ou taisez-vous ! La spéculation futurologique peut s’exercer à l’infini sans que, bien-sûr, elle ait un minimum de rapport avec la réalité.

 

8ème paragraphe

Le parti de Maduro a gagné 18 des 20 élections auxquelles il a participé, il est donc doublement prouvé qu’il ne craint pas les défaites électorales. D’abord parce qu’il a gagné 90% des élections auxquelles il a participé, ensuite parce qu’il a respecté démocratiquement les 10% de défaites subies.

 

Rui Cardoso nous informe que l’opposition déclare que « les conditions démocratiques minimum ne sont pas réunies et a appelé au boycott ». Ah, oui, les conditions n’étaient pas réunies pour une révision constitutionnelle en accord avec la loi du 30 juillet !?! Et le 16 juillet les conditions étaient réunies pour convoquer un plébiscite illégitime dans lequel il était précisément demandé si l’opposition terroriste souhaitait ou non une élection constituante suivie d’un referendum !?! Mais est-il possible de détecter l’incohérence de cet argument ?

 

Et les conditions de vote au Starbucks et à la clinique dentaire, elles étaient bonnes ? Et le brasier de votes le 16 réalisé dans de bonnes conditions (d’hygiène), haha ? Laissez-moi rire !

 

En plus, le journaliste de l’Expresso, d’un côté défend le refus de l’opposition de participer à une élection (constituante) parce que les conditions « démocratiques » minimum n’étaient pas réunies (bien qu’il ne fournisse comme soi-disant arguments que des interprétations malintentionnées de lois, d’évènements et de décisions), et de l’autre il se plaint des élections prévues au Venezuela l’année dernière et qui n’ont pas (encore) eu lieu à cause d’un manque manifeste de conditions démocratiques minimum puisque, avec l’opposition brûlant des gens vifs ou attaquant la police avec des roquettes, bien-sûr les conditions sont faibles, très faibles. Mais il y a pire : on constate des crimes de l’opposition terroriste la veille et le jour-même des élections constituantes : assassinat de candidats, destruction de maison appartenant à des candidats, restriction violente de se rendre aux urnes sur des électeurs pro-Maduro, destruction de centres de vote, destruction d’équipement électoral ! Ce Rui Cardoso doit souffrir d’une profonde dissonance cognitive pour se confondre en lamentations basées sur du vide pendant qu’il reste indifférent devant des crimes flagrants et horribles !

 

Selon le journaliste, le boycott (lire « les élections constituantes ») aura été « marqué par des incidents qui ont fait neuf morts ». Oui, neuf morts de policiers et de civils pacifiques, victimes de tirs et d’attentats à la bombe de l’opposition terroriste le 30 juillet ! Quel était donc votre argument cher Rui Cordoso ? Un genre de prophétie auto réalisatrice ? L’opposition déclare ne pas avoir les conditions pour voter parce que l’opposition tue des votants par balle et attaque à la bombe des policiers essayant de maintenir l’ordre nécessaire au bon fonctionnement de ce processus électoral ? Comment ça ? Quelle honte !

 

« S’il le peut, Maduro aussi essaiera de remettre les élections présidentielles à l’année prochaine… », héhéhéhé ! Dernière suggestion malintentionnée du travail non-journalistique  de Rui Cardoso, à qui je lance une invitation : critiquez ceux qui ne permettent pas ou n’a pas permis la réalisation de l’acte électoral en utilisant pour ce faire la force violente et illégitime, comme en Arabie Saoudite et tant d’autres vassaux des EUA. Ne critiquez pas Maduro de manière spéculative pour ce qu’il n’a pas encore fait et dont personne ne sait s’il essaiera de le faire. La futurologie n’est pas un argument, c’est un argument fallacieux des plus faibles ! Pire, bien pire, si le journaliste Rui Cardoso avait effectué le travail de recherche dont il est responsable, il aurait certainement trouvé cet article contenant un discours de Maduro qui, précisément, dément sa fallacieuse spéculation :

 

L’ingérence étatsunienne et européenne

Il faut dire que les EUA imposent des sanctions à tout ce qui bouge, y compris à eux-mêmes, enfin, je ne vais même pas me pencher sur ce thème trop risible. Il faut seulement rappeler que, à mon modeste avis, les sanctions étatsuniennes au pétrole vénézuélien pourront avoir des conséquences inverses à celles recherchées. Je m’explique. L’embargo aux exportations de pétrole vénézuélien aura comme objectif de saboter l’économie de ce pays mais, ce même embargo pourra faire monter le prix du pétrole, en soulageant par conséquent les effets de ce sabotage économique et, avec des marchés énergétiques comme celui de la Chine ou d’autres où écouler du pétrole, le Venezuela trouvera certainement des preneurs pour son pétrole entretemps valorisé.

 

Quant à l’Union Européenne, dont la constitution n’a pas été approuvée par la population européenne par le biais d’un referendum, celle-ci exige, figurez-vous, que le gouvernement de Maduro annule les élections constituantes ! C’est-à dire que l’UE, selon sa haute représentante pour les affaires étrangères, Frederica Mogherini, en gros dit « faites donc comme nous, imposez des constitutions sans référendum parce que demander au peuple quelle constitution ils veulent c’est pour les abrutis ! ». Au sein de la « dictature » vénézuélienne, on convoque une élection constituante, ensuite on réalise une révision constitutionnelle en donnant la parole aux constituants élus et, enfin, on organise un referendum pour la nouvelle constitution qui n’est ratifiée que si elle obtient la majorité qualifiée ! Vous voulez quelque chose de plus démocratique que ça ? Dans l’UE, au contraire, un président de la Commission Européenne non élu et ses collègues non plus élus de la Commission Européenne imposent sans vote populaire une constitution non désirée par les citoyens européens et ils appellent ça « démocratie » ? Et après on doit supporter des gouvernants dictateurs européens qui exigent que les gouvernants vénézuéliens démocratiques annulent un acte démocratique d’inviter le peuple vénézuélien à voter ? Mais est-ce qu’on peut trouver un exemple plus flagrant d’orwelianisme que celui-ci ? Celui-ci dépasse de loin les classiques « le blanc est noir » ou « la guerre c’est la paix », non ?

 

Terrorisme des opposants

Avant de partager des preuves grotesques et scandaleuses de terrorisme des opposants, j’aimerais faire 3 invitations au lecteur. La première, qu’il pense aux exemples quotidiens de personnes torturées et tuées tous les jours , sans aucune raison, par les forces de l’ordre des EUA, de la Colombie ou du Mexique. Si vous n’êtes pas au courant, une recherche rapide sur YouTube ou sur Google vous élucidera parfaitement. Puis, répétez le processus sur le même type de violence contre des manifestants  (pacifiques ou violents, peu importe). Deuxième, informez-vous, recherchez, et si vous trouvez, montrez-moi les preuves d’un seul exemple montrant de la violence gratuite des forces de l’ordre vénézuéliennes contre l’ « opposition pacifique » que je surnomme d’ « opposition terroriste ». Troisième, dites-moi si ce à quoi vous allez assister ci-dessous est normal. Dites-moi si mettre le feu à des jardins d’enfant, attaquer des édifices ministériels à la bombe, attaquer des casernes militaires, brûler des gens vifs, tuer par balles, lancer des roquettes et des grenades dans les rues, réaliser des attentats à la bombe, couper et brûler des arbres, brûler les établissements de ceux qui refusent d’être forcés à faire grève, brûler des tonnes de nourriture, fermer des routes avec de l’huile qui provoque des accidents mortels, placer du fil barbelé de chaque côté de la route provoquant la décapitation des conducteurs de motos, lyncher ou tuer des personnes qui viennent débarrasser les barricades illégales les empêchant de circuler sur la route de chez eux ou de leur travail, et ainsi de suite, dites-moi donc, si ceux-ci sont des exemples d’ « opposition pacifique » comme l’affirment les journalistes de RTP, SIC, TVI, Globo et compagnie ! Et dites-moi si vous croyez possible qu’1% de ça  soit fait dans les rues de Lisbonne sans que tout le monde se fasse arrêter. Et dites-moi si vous trouveriez bien que ces criminels soient qualifiés de « prisonniers politiques » par la chaîne publique vénézuélienne ? Et dites-moi si, un gouvernement et ses forces de l’ordre respectives qui font preuve d’une infinie patience devant autant de crimes et autant d’actes terroristes, méritent d’être qualifiés d’ « oppresseurs » comme je le lis tous les jours sur RTP et compagnie. Assistez à  tout ce qui se trouve ci-dessous puis réfléchissez à la formidable réalité parallèle matrixienne qu’on vous vend depuis des années à la téle et dans les journaux !

 

Luís Garcia, 02.08.2017, Ribamar, Portugal

(Traduit par Claire Fighiera)

 

 
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A "ligação curda": Os esforços de Israel, ISIS e EUA para destabilizar o Irão, por Sarah Abed

 

 

 Parte 2/3

Curdos, arma de desestabilização massiva de Wash

 

Sarah Abed  POLITICA  SOCIEDADE  

 

 
Os curdos sírios afirmam estar lutando contra o terrorismo enquanto lutam pela sua autonomia, objectivo que ainda não cumpriram mesmo após décadas de esforço. No entanto, os seus esforços estão sendo manipulados pelas potências ocidentais que os utilizam no intuito de atingir os seus próprios objectivos no Médio-Oriente.
 
 
Por   Mint Press News 14 de Julho de 2017 
 

Na primeira das 3 partes da análise que Sarah Abed, analista independente, escreveu para o Mint Press News, foi exposta a moderna aliança curdo-israelita que estes têm tentado manter secreta de modo a evitar a atenção do público sobre o seu derradeiro plano, assim como o uso de facções curdas por parte dos EUA para desestabilizar o Médio Oriente. Os curdos se comprometeram com tais relações em parte por causa das divisões internas e da desunião, o que também dificultou o cumprimento do seu objectivo de estabelecer um Curdistão completamente autónomo sobre os quatro países que actualmente ocupam.

Examinámos também as tentativas do governo sírio para manter o país unido, abordando e implementando mudanças constitucionais que beneficiam os curdos - tentativas que ainda não conseguiram convencer os separatistas curdos a abandonar o seu objectivo de balcanizar e confiscar ilegalmente partes da Síria à custa daqueles que lá residem.

 

Leia a parte 1 aqui

 

Na parte 2 este tema é examinado em maior profundidade, na esperança de aumentar a consciencialização sobre esta pouco conhecida mas importante parte do quebra-cabeça sírio. Abed analisará a ligação curda ao apartheid israelita e a razão pela qual este último tem vindo a ter um tão grande interesse pelos curdos, assim como o estranho fenómeno dos veteranos militares ocidentais que viajam até à Síria para lutar ao lado dos curdos. 

 

A ligação curda ao ISIS será também abordada, uma vez que vários curdos optaram por lutar ao lado do segundo. As alianças curdas com grupos terroristas armados na Síria - em particular com o ISIS - são sinais muito reveladores sobre até que extremos poderão ir os curdos para que a sua manifestação ideológica de um Curdistão independente e autónomo veja a luz do dia.

 

Os planos geopolíticos de Washington e Tel Aviv para dominar o Médio-Oriente só podem ser desmantelados se a maioria dos cidadãos entender os intrincados jogos de poder nos bastidores deste seu plano. Em última análise, o objectivo não é apenas desestabilizar o Iraque e a Síria e dividi-los em pequenos estados, mas também enfraquecer a presença global do Irão - objectivos que têm vindo a perseguir com a ajuda dos curdos.

 

 

As ligações curdas com Israel

A relação curdo-israelita tem amadurecido significativamente. Desde pelo menos a década de 1960, Israel providenciou intermitentemente aos curdos assistência em segurança e em treino militar. Tal serviu principalmente como uma ferramenta anti-Saddam - mantendo-o distraído enquanto Israel lutava duas guerras contra coligações de vizinhos árabes  -, mas a compreensão mútua dos seus problemas criou também uma afinidade curdo-israelita. Todos os sinais apontam para que esta cooperação em matéria de segurança continue. A aquisição israelita de petróleo curdo a preços acessíveis não só indica um fortalecimento dos laços económicos entre os dois, como também uma permanente ligação israelita à empobrecida Erbil que sugere uma aposta estratégica nos curdos, presentes nesta região em desenvolvimento. 

 

O povo mais próximo dos judeus numa perspectiva genética poderá ser o curdo, de acordo com os resultados de um recente estudo da Universidade Hebraica.

 

Os curdos são aliados do mais feroz inimigo sírio - Israel - cujo planeado projecto da Grande Israel por coincidência encaixa quase perfeitamente no plano curdo de criar um "Curdistão". No plano Oded Yinon, que é o plano da "Grande Israel", é referido o imperativo uso de curdos para ajudar a dividir os países vizinhos como reforço aos seus planos para uma maior domínio. De forma muito interessante, os curdos desvalorizam esta aliança como sendo apenas mais um passo rumo ao seu objectivo final de criar um Curdistão autónomo. 

 

Os principais grupos políticos curdos na região têm laços de longa data com Israel, relacionados com uma importante violência étnica contra árabes, turcomenos e assírios. Todos, desde o PKK na Turquia ao PYD e YPG na Síria, desde o PJAK no Irão, o mais notório de todos eles, até ao regime mafioso Barzani-Talabani (KRG/Peshmerga) no norte do Iraque. Portanto, não deve ser surpresa para ninguém que Erbil tenha fornecido ao ISIS armamento para enfraquecer o governo iraquiano de Bagdad. E quando se compreende que Erbil é apenas a frente de batalha de Tel Aviv no Iraque, a orquestração fica bem mais clara.

 

De acordo com informações disponibilizadas, Israel tem vindo a fornecer o KRG com armamento e treinos mesmo antes deste ter começado a confrontar-se com o ISIS. Ao nível da estratégia económica, Israel forneceu um apoio essencial ao KRG comprando petróleo curdo em 2015, altura em que nenhum outro país ousou fazê-lo devido às ameaças de perseguição judicial vindas de Bagdad. O ministro dos Recursos Naturais do KRG, Ashti Hawrami, admitiu inclusive o acordo, dizendo que o petróleo curdo era frequentemente canalizado através de Israel para evitar detecção.

 

Em Janeiro de 2012, o jornal francês Le Figaro afirmava que agentes de inteligência israelitas estavam recrutando e treinando dissidentes iranianos em bases clandestinas localizadas na região curda iraquiana. Ao alinhar com os curdos, Israel ganhava olhos e ouvidos no Irão, no Iraque e na Síria. Um ano depois, o Washington Post revelava que a Turquia havia revelado aos serviços secretos iranianos uma rede de espiões israelitas que operava no Irão, incluindo dez pessoas que se acreditava serem curdas e que, segundo este jornal, ter-se-iam encontrado com membros da Mossad na Turquia. Esta relação precária entre Israel e Turquia persiste até os dias de hoje.

 

Veteranos ocidentais juntam-se à causa curda

O Partido dos Trabalhadores do Curdistão, ou PKK, e a sua filial síria, o YPG, são movimentos radicais de culto que entrelaçam o marxismo, o feminismo, o Leninismo e o nacionalismo curdo num cocktail ideológico que atrai novos membros através do uso extensivo de propaganda apelando a cada um desses modos de pensamento. Abdullah Oçalan, líder do PKK, inspirou-se no anarquista norte-americano Murray Bookchin para criar a sua própria filosofia à qual chama de "Confederalismo Democrata".

 

O YPG, filial da PKK, representa a maior parte dos membros da SDF na Síria. Com o apoio político ocidental, o YPG ganhou popularidade e obteve um impressionante apoio de muitos veteranos militares ocidentais, alguns dos quais deixaram o conforto dos seus países para virem lutar por esta organização. Uma das ferramentas de marketing mais produtivas foi a de usar jovens e  atraentes combatentes como rostos das guerrilhas. Durante a sua luta contra o ISIS, o PKK saturou meios de comunicação com imagens destas jovens "combatentes da liberdade", usando-as como uma ferramenta de marketing que levou a sua causa do desconhecimento à fama.

 

Mas o que não é relatado é que  este movimento realiza sequestros e assassinatos, e está envolvido no tráfico de drogas.

 

Famílias curdas estão exigindo que o PKK pare de sequestrar menores de idade. O incidente teve início no dia 23 de Abril, dia em que a Turquia celebrou o 91º dia da Soberania Nacional e o Dias das Crianças. Enquanto crianças na Turquia ocidental celebravam o feriado, o Partido dos Trabalhadores do Curdistão (PKK) sequestrava 25 estudantes entre os 14 e 16 anos no leste do país, em Diyarbakir.

 

Embora o PKK tenha sequestrado mais de 330 menores nos últimos seis meses, a família Bockum foi a primeira na região que colocou uma tenda perto de sua casa e iniciou um protesto, desafiando o PKK e exigindo que esta organização devolvesse o  seu filho. Sinan foi devolvido à família a 4 de maio. Al-Monitor relatou este incidente desde o início em grande detalhe.

 

Como informou Bebyin Somuk num artigo seu, o PKK e o PYD continua sequestrando crianças na Turquia e na Síria. Segundo Bebyin, "como escrevi anteriormente para Kebab e Camel, o PKK comete crimes de guerra ao recrutar crianças como soldados. Alguns dos militantes do PKK que se renderam ontem eram também soldados-criança do PKK. As fotos mostram claramente que essas crianças não têm mais de dezasseis anos de idade. O exército turco publicou o vídeo dos 25 militantes do PKK que se renderam em Nusaybin ".

Artigo relacionado: Terrorismo ISIS-curdo-americano na Síria (2/2)

South Front publicou informações sobre as tropas femininas do PKK que mataram soldados turcos. "O comando das tropas femininas do Partido dos Trabalhadores do Curdistão (PKK) divulgou uma declaração, alegando que as mulheres do PKK mataram 160 militares turcos em 2016. Segundo o comunicado, o comando das tropas femininas do PKK realizaram 115 operações contra as forças do governo turco em 2016. O grupo também prometeu "prosseguir a luta durante o Ano Novo por uma vida de liberdade até que a vitória seja alcançada".

 

O PKK está também matando curdos sob o pretexto de proteger os seus direitos. "Um comandante do PKK, Cemil Bayık, numa entrevista à Agência de Notícias Fırat (ANF) em 8 de Agosto afirmou que: "A nossa guerra não será confinada às montanhas como antes. Ela espalhar-se-á por todo o lado sem distinção entre montanhas, planícies ou cidades. A nossa guerra chegará às metrópoles". A declaração do terrorista Bayık indicava que o PKK passaria a atacar cada vez mais alvos civis e a visar mais do que nunca zonas civis. E é o que está acontecendo. Desde o dia 15 de Julho, dia em que o culto terrorista gülenista FETÖ lançou a sua tentativa falhada de golpe militar para derrubar o governo democraticamente eleito, o PKK realizou dezenas de ataques terroristas matando 21 civis e ferindo outros 319, na sua maioria curdos.

 

De acordo com o The Washington Institute "No dia 18 de Novembro o director do FBI, Robert Mueller, reuniu-se com altos funcionários turcos para discutir o tema dos esforços turco-americanos contra o Partido dos Trabalhadores do Curdistão (PKK), também conhecido como Kongra-Gel. Um comunicado de imprensa da embaixada dos Estados Unidos em Ancara, na sequência da reunião, enfatizava que os funcionários dos EUA "apoiam firmemente os esforços da Turquia contra a organização terrorista do PKK" e destacava a longa história de trabalho conjunto dos 2 países na luta contra o terrorismo e o crime organizado transnacional.

 

Security and forensic officers work the site of a car bomb which struck a bus in Diyarbakir, Turkey, May 10, 2016. The attack, carried out by the 'Kurdistan Workers' Party, or PKK, targeted a bus carrying police officers killing at least three people. (AP/Mahmut Bozarslan)

 

Estas são questões oportunas. Apesar da recente tentativa de Ancara para suavizar a questão curda - uma proposta denominada "abertura democrática" - o PKK é uma de um número crescente de organizações terroristas com participações significativas no comércio internacional de drogas. Em Outubro, o Departamento do Tesouro dos EUA adicionou três líderes seniores do PKK / Kongra-Gel à sua lista de traficantes estrangeiros de narcóticos. O PKK, juntamente com as Forças Armadas Revolucionárias da Colômbia (FARC), é uma das poucas organizações mundialmente designadas pelo governo dos EUA como uma organização terrorista e um importante traficante estrangeiro de narcóticos ".

 

O tráfico de drogas é relatado como a principal fonte financeira do terrorismo do PKK, de acordo com a organização International Strategic Research, cujo relatório detalhado pode ser visto aqui.

 

Seus triunfos (mediaticamente exagerados) contra o ISIS ajudaram o PKK a evoluir de uma milícia radical para uma suposta força com poder regional. Foram bem sucedidos na luta contra o ISIS na Síria? Sim - mas, embora o Exército Árabe Sírio tenha sido mais eficaz, não recebeu uma fracção do louvor ou reconhecimento que o PKK recebe.

 

Pato Rincon, um veterano militar dos EUA, escreveu recentemente sobre sua experiência com o YPG na Síria. Embora inicialmente interessado nos desejos de autonomia destes, rapidamente acabou por descobrir uma outra faceta do grupo:

 

"Apesar de descendentes ideológicos directos da União Soviética, a sua visão do marxismo tem uma inclinação muito mais nacionalista do que a dos seus antepassados internacionalistas. No campo de treino onde exerci funções, eles falavam constantemente do seu direito a uma pátria livre e autónoma - coisa que eu poderia apoiar. Por outro lado, eles alegavam que todas as culturas vizinhas, da árabe à turca, até à persa, são descendentes da cultura curda. Versão difícil de acreditar, não?, se se tiver em conta que os curdos nunca tiveram nenhuma autonomia como aquela pela qual agora lutam. Todo aquele nacionalismo engasgado que se disfarçava de internacionalismo era fácil de detectar ... não só a sua ideia de marxismo era imbecil, sua versão do feminismo era ainda pior ".

 

Relatos do género certamente não chegarão aos meios de comunicação mainstream, visto não se encaixarem na narrativa que os curdos e seus patrocinadores promovem.

 

Noutro exemplo de apoio ocidental ao YPG, Joe Robinson, um antigo militar britânico, regressou recentemente ao seu país depois de ter passado meses na Síria combatendo pelo referido grupo. Assim que regressou ao país foi de imediato preso por agentes da Polícia da Grande Manchester por suspeita de actividades terroristas. Joe Robinson entrou no exército britânico quando tinha 18 anos e em 2012 esteve no Afeganistão servindo o Regimento do Duque de Lancaster.

 

Entretanto, Joe Robinson saiu do Reino Unido quando foi emitido um mandato de captura por não ter comparecido em tribunal. Robinson aparece na fotografia abaixo na companhia de combatentes do YPG na Síria

 

Joe Robinson Kurds Syria ISIS

Robinson aparece à esquerda, segurando a sua metralhadora, enquanto os seus colegas do YPG seguram uma bandeira do ISIS. As inscrições na parede atrás dizem muito sobre a relação entre Israel, EUA e os curdos.

 

FDS trabalhando com o ISIS

A mais evidente contradição que salta à vista é a colaboração dos curdos das FDS com os EUA na assim chamada "Operation Inherent Resolve", que é o nome oficial das operações anti-ISIS norte-americanas. Em simultâneo, a coligação liderada pelos EUA e que inclui unidades armadas curdas, permite que "militantes do grupo terrorista ISIS saiam de Raqqa em vez de os liquidar", como afirma Sergey Surovikin, comandante do grupo de forças russas na Síria.

 

"Em vez de eliminar terroristas culpados da morte de centenas e milhares de civis sírios, a coligação liderada pelos EUA e as FDS  coludem com os líderes do ISIS, os quais, sem oferecer resistência armada, abandonam os territórios por si ocupados e avançam contra territórios onde as forças armadas sírias têm presença activa", acrescenta Sergey Surovikin.

 

Sputnik Arabic obteve uma entrevista com Husma Shaib, um perito sírio em grupos armados presentes na Síria que explicou por que razão as FDS são comparáveis com a Frente al-Nusra e que indicou quais são afinal os verdadeiros objectivos das operações das FDS na Síria.

 

The loosely-knit coalition of Syrian rebel groups known as the Syrian Democratic Forces (SDF), are armed, trained and backed by the U.S. The group is currently engaged in the early stages of battle in the ISIS stronghold of Raqqa, Syria.

 

"Na Síria, nós vemos estas forças como ilegítimas organizações militares que operam fora do quadro legal. São iguais a unidades terroristas como a Frente al-Nusra e o ISIS. As Forças Democráticas Sírias não coordenam as suas actividades com as Forças Armadas da Síria. Nós encaramo-los enquanto terroristas", disse Shaib à Sputnik. 

 
 
AS FDS são compostas principalmente pela milícia curda YPG, a qual declarou por unanimidade a "federalização" do que eles chamam de "Rojava", ou "Curdistão Ocidental", a Março de 2016.

 

Os líderes do SDF anunciaram que tentarão anexar a maioria da cidade árabe de Raqqa caso consigam libertá-la

 

Os curdos estão realizando um massiva limpeza étnica de árabes em Raqqa, a fim de abrir caminho para a anexação da cidade à sua unilateralmente declarada  "Federação", assim que a conquistarem.

 

Hostilidade contra as Forças Armadas da Síria

No dia 18 de Junho, um caça de guerra dos EUA abateu um caça-bombardeiro sírio Su-22 perto da cidade de Tabqa. A coligação liderada pelos EUA afirmou que o caça sírio atacou posições das FDS, adicionando que a coligação abateu o caça sírio na condição de membro do "colectivo de auto-defesa da coligação de forças parceiras", de acordo com a Sputnik News

 

No entanto, as Forças Armadas da Síria (SAA) afirmaram que estavam, de facto, atacando posições do ISIS e não das FDS. As SAA enviaram depois uma missão de resgate para recuperar o piloto do caça abatido. A Al Masdar News (AMN) informou que as SAA debateram-se com uma intensa resistência por parte das FDS nesta missão de resgate, o que implicaria uma séria escalada de tensão entre os dois.

 

Comandante Geral das Forças Armadas da Síria respondeu, num comunicado oficial, que a flagrante agressão demonstra sem a mínima margem de dúvida a real posição norte-americana de apoio ao terrorismo, no intuito de afectar as capacidades das SAA, a qual é a única força activa (a par dos seus aliados) que exerce de força legitima o seu direito de combater o terrorismo na Síria.

 

The fin and rear fuselage of a Syrian Airfore Su-22M, The same type of aircraft shot down by US forces while engaging ISIS targets fleeing Raqqa , Syria. (Photo: A.V.)

 

"O ataque enfatiza a coordenação entre os EUA e o ISIS, e revela as intenções malignas dos EUA em utilizar o terrorismo e investi-lo na aplicação do projecto norte-americano-sionista na região", acrescentou o comunicado.

 

Neste é ainda afirmado que tais agressões não afectariam as SAA na sua determinação em continuar a luta contra as organizações terroristas do ISIS e da Jabhat al-Nusra e para restaurar a segurança e a estabilidade em todos os territórios sírios.

 

No início da semana, o vice-ministro dos Negócios Estrangeiros da Rússia, Sergei Ryabkov, disse à Sputnik que os ataques aéreos contra caças das SAA estão ajudando os terroristas. "No caso de ataques [por forças dos EUA contra aviões e drones das Forças Armadas da Síria], estamos lidando com uma cumplicidade aberta com os terroristas que operam em solo sírio", disse Ryabkov.

 

CIA arma curdos na CIA

A coligação liderada pelos Estados Unidos declarou em numerosas ocasiões que está trabalhando com as FDS para tentar derrotar o ISIS na Síria. No entanto, tem havido numerosos relatos de ataques aéreos liderados pelos Estados Unidos que visam civis, militares e infra-estruturas sírias. Esses erros mortais e evitáveis ilustram claramente como a presença da coligação liderada pelos EUA na Síria teve um impacto prejudicial sobre os civis. A 26 de Junho, as FDS cortaram o abastecimento de água a 1 milhão de civis em Aleppo. Algumas fontes declararam que tal aconteceu por via de ressentimentos para com os sírios, outros afirmaram que desconheciam o(s) motivo(s) por detrás desta destrutiva e deliberada acção contra civis inocentes.

 

Well-armed Kurdish Peshmerga fighters fire a weapon toward the strategic town of Sinjar, northern Iraq. . (AP/Bram Janssen)

 

A 5 de julho, a 21st Century Wire relatou os esforços dos EUA para estabelecer uma maior presença militar na Síria. "Os EUA estão estabelecendo suas bases militares nos territórios que foram libertados do ISIS pelos nossos combatentes durante a luta contra o terrorismo", afirmou um alto representante da FDS.

 

"O número de instalações militares dos EUA na Síria aumentou para oito bases de acordo com relatórios recentes e, possivelmente, para nove, de acordo com outro analista militar", informou o 21st Century Wire.

 

governo sírio considera que os curdos separatistas são tão perigosos quanto o ISIS e outros grupos terroristas no país. Os seus planos para desestabilizar o país são mais perigosos do que os do ISIS, especialmente porque o Ocidente lhes oferece apoio moral, armas, treino, ajuda financeira, veículos armados e até apoio aéreo. "Nós iremos recuperar [armas] durante a batalha, e repará-las. Quando eles não precisarem de certas coisas, nós as substituiremos por algo que precisem", afirmou o secretário de Defesa dos Estados Unidos, James Mattis, no final de Junho.

 

Curdos vendendo armas oferecidas pela Alemanha para combater o ISIS

Repórteres das emissoras alemãs NDR e WDR encontraram vários espingardas de assalto G3 e uma pistola P1, todas com as iniciais "BW" nelas gravadas, e que significam Bundeswehr (as Forças Armadas da Alemanha) nas cidades do norte do Iraque de Erbil e Sulaymaniyah.

 

German Foreign Minister Frank-Walter Steinmeier pledges German military support to the Kurds in northern Iraq during a meeting in Erbil with Masoud Barzani, president of the Iraqi Kurdistan region.

 

As armas aparentemente vieram de stocks que o governo alemão entregou ao governo autónomo curdo do norte do Iraque. As armas eram destinadas a ser usadas na luta contra o ISIS. Vários membros de partidos verdes e de esquerda da Alemanha têm vindo a afirmar no parlamento a sua preocupação de que as armas entregues aos Peshmerga possam cair nas mãos erradas.

 

Houve vários relatórios credíveis, desde que a aliança militar liderada pelos EUA se formou para ajudar a combater o ISIS na Síria e no Iraque, de armas fornecidas pelos Estados Unidos que caíram nas mãos de milícias não aliadas e até mesmo nas mãos do ISIS.

 

Os EUA armaram os curdos e apoiaram seus esforços desde que os ajudaram a estabelecer as Forças Democráticas da Síria a 10 de Outubro de 2015. Os EUA precisavam financiar um grupo dentro da Síria que estivesse lutando contra o ISIS mas que não fosse tão extremista quanto o ELS (Exército de Libertação Sírio, FSA na sigla inglesa), agora reconhecidamente afiliado à al-Qaeda. Os EUA declararam que a principal razão para estar na Síria seria a luta contra o ISIS, mas as suas acções provaram o contrário. A sua verdadeira missão é desestabilizar o país, ajudando os curdos (através do FDS) e outras forças de oposição armadas na libertação de terras que possam ser usadas como ferramentas de regateio em futuras negociações.

 

Ron Paul explica porque é uma perigosa ideia o armamento de curdos: 
 

 

Washington descartou repetidamente a evidência irrefutável de Ancara de que o YPG é uma extensão da ilegal organização terrorista do PKK que aterrorizou a Turquia por mais de três décadas. O secretário de defesa dos EUA, James Mattis, enviou uma carta ao seu homólogo turco, Fikri Işık, declarando que os Estados Unidos recuperariam as armas enviadas para o YPG imediatamente após a derrota de ISIS.

 

Enquanto isso, o Departamento de Defesa dos EUA fornecerá a Turquia listas detalhadas dos materiais e equipamentos militares enviados para o YPG, o que implica que os EUA pretendem garantir transparência à sua relação bilateral. Esta é uma tentativa de retrocesso numa terrível decisão na qual os Estados Unidos podem ou não acreditar naquilo que eles próprios fizeram. Se esta realidade ainda não se esgotou, certamente esgotar-se-á quando os curdos se recusarem a devolver as armas ou decidir vendê-las. Washington terá que lidar com uma Turquia ainda mais desapontada.

 

Por que razão curdos se juntam ao ISIS

 

 

Durante mais de um ano, as forças curdas uniram-se contra os sangrentos ataques do ISIS a curdos. Assim sendo, como é que o ISIS ainda consegue recrutar centenas de jovens curdos para lutar pelo califado contra as suas próprias famílias?

 

"Há famílias curdas em Halabja cujos filhos se alistaram ao ISIS e os seus corações estão quebrados, mas nunca irei aos seus funerais", disse a mãe triste de Kaihan Borhan, um curdo que morreu lutando com os Peshmerga contra o ISIS. A sua família está preocupada com o facto de que as pessoas responsáveis ​​pela sua morte poderiam ser de etnia curda.

 

"Eu tenho um amigo cujo irmão morreu lutando pelo ISIS", disse o irmão de Kaihan. "Eu nunca fiz luto por ele e o meu amigo não suporta olhar-me nos olhos". Aqui, podemos ver o caminho para o extremismo que muitos curdos tomaram. A insatisfação com o serviço de inteligência curdo, a perseguição de Asayish aos muçulmanos e as queixas domésticas estão sendo habilmente exploradas pelo ISIS através do uso da propaganda liderada por Khattab Al-Kurdi e a sua Brigada Saladin.

 

"Com a permissão de Deus, semearemos as sementes do califado em toda a nossa terra", disse Khattab, que foi uma das forças mais persuasivas no recrutamento de curdos para o califado. Mesmo com a relatada morte de Khattab em Abril de 2015, a ameaça de que mais curdos se juntem ao ISIS provavelmente não diminuirá, ainda mais com um novo imã curdo levando para a frente a retórica do grupo. 

 

Curdos usados para desestabilizar o Irão

Documentos vazados pela WikiLeaks em 2010 sugeriam que o chefe da israelita Mossad, Meir Dagan, queria usar curdos e minorias étnicas para derrubar o governo iraniano. O serviço de espionagem israelita tinha como objectivo criar um Irão fraco e dividido, numa situação semelhante à do Iraque, onde os curdos têm o seu próprio governo autónomo, disse o chefe da organização de espionagem a um funcionário dos EUA.

 

O Partiya Jiyana Azad a Kurdistane (PJAK), um grupo militante de nacionalismo curdo com sede no norte do Iraque, vem realizando ataques contra forças iranianas na província do Curdistão do Irão (Curdistão Oriental) e outras áreas habitadas por curdos. Metade dos membros do PJAK são mulheres. O PJAK tem cerca de 3.000 milicianos armados. Eles representam mais um exemplo de curdos que se encontram no meio de um conflito e são usados como peões pelo Ocidente.

 

In this 2009 photo, a member of the Free Life Party, or PJAK, fires a rifle at a clandestine weapons training camp in the Qandil mountains of northern Iraq. (AP/Yahya Ahmed)

 

O partido está intimamente ligado ao PKK. O Irão sempre acusou o PJAK e outros grupos nacionalistas curdos do Irão de serem apoiados por Israel. O jornalista Seymour Hersh afirmou também que os EUA apoiaram o PJAK e outros grupos de oposição iranianos. No entanto, tanto os EUA como Israel negaram apoiar o PJAK. Na verdade, o Tesouro dos EUA (U.S. Treasury) classificou no ano passado o PJAK como sendo uma organização terrorista.

 

Como Hersh notou em 2004: "Os israelitas têm laços de longa data com os clãs Talibani e Barzani [no] Curdistão e há muitos judeus curdos que emigraram para Israel e ainda há muita conexão. Mas a um dado momento antes do final do ano [2004], e eu não estou exactamente seguro de quando, eu diria que há uns bons seis, oito meses atrás, Israel começou a trabalhar com alguns comandos curdos bem treinados. Ostensivamente, a ideia era que israelitas  (algumas das unidades de comandantes de elite israelitas, unidades anti-terroristas ou terroristas, dependendo do seu ponto de vista) treinassem as forças curdas no intuito de as modernizar".

 

Por que razão os chamados "lutadores pela liberdade" curdos estão dispostos a ir para a cama com um qualquer grupo que tenha interesse em desestabilizar a Síria? A maneira provocadora com que as FDS se associaram com organizações terroristas durante a guerra na Síria entra em flagrante contradição com a imagem de "revolucionários" produzida pelas suas relações públicas e que pela qual lutaram tanto nos últimos anos.

 

Iraque, Síria, Turquia e Irão continuam a opor-se à noção de ter suas fronteiras e soberania divididas pelos EUA em mais uma experiência NATO-norte-americana de engenharia social no Médio Oriente.

 

Tentativas de reescrita da história geográfica

Cerca de 30 milhões de curdos residem principalmente em regiões montanhosas do actual Irão, Iraque, Síria e Turquia. Estes continuam sendo a maior população nómada do mundo sem um estado soberano. No entanto, os curdos não são monolíticos e as suas identidades tribais e os interesses políticos muitas vezes sobrepõem-se a uma fidelidade nacional unificadora.

 

Alguns curdos, particularmente aqueles que migraram para centros urbanos, como Istambul, Damasco ou Teerão, integraram-se e deixaram se assimilar, enquanto muitos dos que permanecem em suas terras ancestrais mantêm um forte sentido de identidade claramente curda. Uma diáspora curda de cerca de dois milhões de pessoas está concentrada principalmente na Europa, com mais de um milhão só na Alemanha. Estes vagabundos migratórios nunca possuíram o seu próprio país em nenhum momento da sua história, pelo contrário, sempre fizeram parte de um país ou um império maior que os acolheu e lhes forneceu refúgio.

 

A versão dos eventos que os curdos apresentam está em constante contraste com a versão que é apoiada pela maioria dos historiadores. Este provou-se ser um ponto de disputa entre os curdos e os cidadãos de outros países.

 

Por exemplo, os curdos afirmam ter sido conquistados e ocupados ao longo de sua história. Aqui está um exemplo da sua tentativa de reescrever a história para a adequar à sua narrativa: "A região curda assistiu a uma longa lista de chegada de invasores e conquistadores: os antigos persas do leste, Alexandre o Grande vindos de oeste, os árabes muçulmanos no século 7 a partir do sul, turcos Seljuk no século 11 a partir do leste, os mongóis no século 13 vindos de leste, persas medievais de leste e turcos otomanos do norte no século 16 e, mais recentemente, os EUA com a sua invasão do Iraque em 2003".

 

Na terceira parte desta série de artigos de Sarah Abed para o MPN, onde é analisado o papel curdo de apoio ao plano de desestabilização do Médio Oriente dos EUA e de Israel, a autora cobre o tema das violações de direitos humanos, presentes e passadas, perpetradas por curdos contra árabes e contra minorias cristãs, assim como expõe os equívocos quanto aos motivos pelos quais os curdos permanecem sem um estado próprio.

 

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Sarah Abed

traduzido para o português por Luís Garcia

versão original em inglês: The Kurdish Connection: Israel, ISIS And U.S. Efforts To Destabilize Iran

 

 
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